Chansons

 

Nous avons prévu un livret reprenant une traduction libre des paroles des chants en d'autres langues que le français.
Ces versions sans aucune ambition littéraire permettent la compréhension de tout ce qui se passe au cours de la représentation.

Chant de la Canaille (1868 ou 1869)

Paroles : Rik Van Offel

Musique : Jan van den Acker


 

C’est la canaille qui sans cesse turbine

Corps et âme pour toute l’humanité,

Et en son sein surgissent maints soupirs,

Elle manque de tout, personne ne lui vend rien.

On la méprise, rejetée comme du bétail,

Par ceux pour qui elle travaille et elle sue,

Vit dans la crasse, taudis des grands du monde,

Et s’y consume, désespérée et malade.


 

Vous êtes canaille, nous reproche-t-on sans cesse,

Saluons ce nom qui contient tant de grandeur …

Canailles, peinez, vos maîtres doivent manger.

Si vous flâner, le monde va s’arrêter.


 

C’est la canaille qui à partir du sable

Érige vos riches églises et palais.

Partout on voit des travaux gigantesques

Pour vous nourrir, la terre est travaillée.

C’est la canaille qui extrait le charbon

Pour que vous ayez le feu et la chaleur,

Mais vous oubliez et le gardez pour vous,

Et leur famille meurt de froid en hiver.

Vous êtes canaille…

 

 

Das "Vielleicht" Lied - chanson "Peut-être"

 

Paroles : Bertolt Brecht (extrait de la pièce « Têtes rondes et têtes pointues »)

Musique : Hanns Eisler, 1934

 

Peut-être que les années qui nous restent, s’écouleront ainsi ?

Peut-être que les ombres qui nous dérangent, disparaîtront ?

Et que les rumeurs entendues récemment,

Et qui étaient sombres, ne sont pas vraies.

 

Peut-être qu'ils nous oublient à nouveau

Comme nous voudrions, à notre tour, les oublier.

Peut-être nous mettrons-nous encore souvent à table

Peut-être mourrons-nous au lit ?

Peut-être qu'ils ne nous maudissent pas, mais au contraire, nous louent ? 

 

Peut-être même que la nuit nous éclaire ?

Peut-être cette lune à nouveau pleine le restera, sans plus changer ?

Peut-être que la pluie tombe vraiment de bas en haut !

Peut-être que la pluie tombe vraiment de bas en haut !

 

Le Drapeau Rouge (1877)

 

Paroles : Paul Brousse (1844-1912)

Musique : Jacques Vogt (1810-1869) 

 

Les révoltés du Moyen Age

L’ont arboré sur maints beffrois.

Emblême éclatant du courage

Toujours il fit pâlir les Rois !

 

Le voilà ! Le voilà! Regardez,

Il flotte et fièrement il bouge

Ses longs plis au combats préparés.

Osez, osez le défier !

Notre superbe drapeau rouge

Rouge du sang de l’ouvrier.

 

Noble étendard du prolétaire,

Des opprimés sois l’éclaireur.

À tous les peuples de la terre

Porte la Paix et le Bonheur !

 

Le voilà! Le voilà! …

 

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Het loon van den arbeid - Le salaire du travail(1923)

Paroles : Chef Van Dijk

Musique : Jean-Baptiste Clément 

 

Il travaillait jour après jour à l’usine. 

Son esprit était vif, mais son corps malade. 

À la maison l’attendaient femme et enfants,

Qui d’autre rapporterait chez lui de l’argent ?

Mais voilà qu’un jour, le patron l’a viré

Avec des dizaines d’autres ouvriers.

Les prières n’y firent rien, la détresse était cruelle,

Mais chez lui la nouvelle provoqua tant de douleur.

 

Mère ne pleure pas, ça ira peut-être mieux.

Mère je ne peux supporter tes larmes.

Je n’ai jamais su, cela me fait si mal,

Que le salaire du travail pouvait être si amer.

 

Les semaines passèrent, et la détresse augmenta.

À la maison, les enfants réclamaient du pain.

Et le père, guère en état de penser,

S’élance dans la rue comme un insensé.

C’est ainsi qu’on l’a pris pour son larcin : 

Il avait chipé deux pains au magasin.

Quand la Mère vint le voir au cachot,

Il dit : Femme, sois forte, le temps passe si vite.

 

Mère ne pleure pas …

 

De retour chez lui, il ne la trouva plus. 

La mort avait pris ce corps si fragile.

Seule trace sur sa tombe une croix montrait son corps;

C’est en sanglotant qu’il lui fit ses adieux.

Brisé de chagrin, il erre, seul, misérable,

À quoi bon vivre plus longtemps ?

Ses enfants ne le regardent plus.

De longues heures, il reste muet, abattu.

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Bankenlied - Allons faire un Tour à la Banque

 

Texte original français : Jean-Baptiste Clément (1900 ?) 

Texte allemand : Walter Mehring. Musique : Hans Eisler, 1931

 

Nous sommes virés !

Il est grand temps, les enfants,

D'aller faire un tour, un tour à la banque !

 

Sans travail et sans le sou

Plus personne ne t’embauche

Alors tu erres des mois durant dans les rues.

Pas un morceau de pain,

Quelle détresse !

Nos estomacs crient famine !

Nous finirons dans le caniveau !

 

Nous sommes virés !

C’est maintenant ou jamais ! Tout le monde manigance !

Allons à la banque leur demander des comptes !

 

Il semblerait que les négociants,

Les banquiers et la grande industrie

Manigancent la même chose !

Ils font tout simplement faillite !

Les pauvres! C’est à en pleurer !

Ah Dieu, si je pouvais en faire autant !

 

Nous sommes virés ! …

 

Ne serait-il pas plus moral

Pour mieux remédier au mal

De troubler un peu l'existence

Des Crésus et des ripailleurs

Qui condamnent à l'abstinence

La famille des travailleurs ?

 

Le travail manque,

Il est grand temps, les enfants !

D’aller faire un tour à la banque ! 

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Werkmanskind - Fille d’ouvriers (1890)

 

Paroles originales : Jules Jouy

Musique : Gustave Goublier 

 

Pâle ou vermeille, brune ou blonde,

Bébé mignon,

Dans les larmes, ça vient au monde :

Chair à guignon !

Ébouriffé, suçant son pouce,

Jamais lavé,

Comme un vrai champignon, ça pousse :

Chair à pavé !

 

À quinze ans, ça rentre à l'usine,

Sans éventail,

Du matin au soir ça turbine :

Chair à travail !

Fleur des fortifs, ça s'étiole,

Quand c'est girond,

Dans un guet-apens, ça se viole :

Chair à patron !

 

Jusque dans la moelle pourrie,

Rien sous la dent,

Alors, ça rentre « en brasserie » :

Chair à client !

Ça tombe encore, de chute en chute,

Honteux, un soir

Pour un franc, ça fait la culbute :

Chair à trottoir !

 

Ça vieillit, et plus bas ça glisse...

Un beau matin,

Ça va s'inscrire à la police :

Chair à roussin !

Ou bien, « sans carte », ça travaille

Dans sa maison,

Alors, ça se fout sur la paille :

Chair à prison !    

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Kinderen der fabriek - Les enfants de l’usine

 

Chant traditionnel flamand (date et auteur inconnus)

 

Voyez-vous ces pauvres petits :

Depuis leur plus jeune âge

Leur force de vie est anéantie

Par un travail asservissant.

Si jeune et déjà volé,

Arraché au giron de la mère.

L'usine devient leur école,

Leur carrière jusqu'à la mort

 

Pourquoi, ô fabricants,

Qui ramassez l'or à la pelle,

Et vous, parlementaires,

Qui tissez et filez les lois,

Voulez-vous que ces tendres petits

Soient détruits corps et âme

Par la vapeur et la mécanique,

Qu’ils s’abêtissent à l’usine ?

 

Pourquoi ces jeunes esclaves

Doivent ainsi peiner pour une croûte de pain ?

C'est pour conforter votre splendeur

Qui grandit de plus en plus.

Rien ne freine votre esprit de lucre !

La femme, l'enfant innocent,

Doit aussi payer son tribut :   

Leur sueur que vous dévorez.

 

 

 

    

Lieve Mei - Cher Premier Mai

 

Paroles : Karel Waeri (alias Cies Knoopelinckx, date précise inconnue)

Sur l’air de « L’Internationale », (musique de Pieter Degeyter)

 

Salut, ô jour tant honoré !

Gloire, gloire ô Premier Mai !

Ta présence éloigne toute douleur,

Parure de la plus belle des saisons.

Ô Premier Mai, jour béni par le peuple,

Promesse de temps meilleurs,

Acclamé par la foule,

Consacré au noble travail.

 

Cher Premier Mai, espoir des combattants,

Aube se levant pour nous tous

Réconfort et joie de ceux qui souffrent,

A toi nos cris de joie!

 

Le jour est arrivé, ô riches vautours,

où les hommes, libres de toute contrainte,

pourront célébrer l'heure de la délivrance,

soulagés du joug de la servitude.

C'est alors que vous vous souviendrez – certes trop tard –

du grand refrain de Destanberg :

«Que vaut tout l'or du monde,

Que ferions-nous sans le peuple ouvrier ?»

 

Cher Premier Mai …

 

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Lied der mijnwerkers - Le chant des mineurs (1927)

 

Paroles : Anna Gmeyer

Musique : Hanns Eisler 

 

Nous creusons nos tombes 

Nous-mêmes à coup de piques.

Vivants ou enterrés

Cela revient au même.

 

Joyeux avant de descendre,

Celui  qui ne remonte pas

D’autres le remplaceront,

C’est une question de fric.

 

Encore jeune, las de se battre,

Il descend profondément.

Le prêtre dit des prières

Pour nos familles en détresse.

 

Le jour viendra où nous,

Les morts, nous nous lèverons.

Pas comme des fantômes,

Mais la tête casquée.

 

Nous, les orbites enfoncées et défaites.         

Condamnés aux terriers,

Les orbites enfoncées

Le maître de la mine

N’aura plus envie de rire.  

 

Ce sera la revanche

Des vies que vous avez volées.

Vous allez les payer

En une fois, au prix fort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                      

 

 

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Vera Paz (1845)

 

Chant traditionnel

 

Ils peuvent partir avec leurs navires

Pour naviguer vers Vera Paz.

Là-bas attendent sucres et friandises,

Ils y vivront « à la papa ».

Ni impôt sur les fenêtres,

Ni sur les portes à payer.

Ils rempliront des sacs pleins d’argent,

Là-bas on ne compte pas.

Naviguez donc, naviguez vers là-bas.

 

Les Belges de tous les coins du pays

Se sont battus

Pour le bonheur de la patrie

Et pour notre liberté.

 

Ils y sont libres de contributions

Et on n’y connaît pas de patente,

Ils peuvent y faire une constitution

Pour leur bonheur

Comme bon leur semble.

Valser avec les singes

La polka à la française,

Et apprendre aux serpents

La danse des patriotes.

Naviguez donc, naviguez vers là-bas.

 

Les Belges de tous les coins du pays …

 

Ils peuvent y vivre comme des princes :

La terre y est saine et fertile,

Le poisson flotte jusqu’à la plage

Ou vous tombe dans la bouche tout frit.

Des perles et des coraux

Y sont répandus sur le sable,

De l’or, de l’argent, des métaux,

On écarte avec les pieds.

 

                Les Belges de tous les coins du pays …

 

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Wij, spinsters van de vlasfabriek 

Nous, les fileuses de l’usine de lin (env.1900)

 

Paroles : Henri Van Daele

Musique : traditionnel, Flandres 

 

Nous, les fileuses de l'usine de lin,

Nous entendons parler en public

Du droit de se plaindre,

Toutes barbouillées de boue et sales

Nous mépriserait.

Les gouvernants qui ne font rien

Pour alléger notre sort funeste,

Nous font plier

Sous une loi du travail si dure

Qu’elle nous tue, corps et esprit.

Tous pourront en témoigner.

 

Nous, les fileuses de l'usine de lin,

Sommes vite infirmes, pâles et malades,

De vrais esclaves.

Par l'eau fétide toujours chargées,

Par le cancer déjà touchées,

Les femmes enceintes

N'espèrent jamais un enfant joufflu,

C'est souvent un cadavre qu'on trouve.

Et les petits,

Parfois vivants, pas pour longtemps,

Leurs pauvres mères les voient mourir

Lentement.

 

Nous, les fileuses de l'usine de lin,

Fouettées par une mécanique rapide,

Faisons prospérer le commerce,

Faisons grandir de grands trésors.

Nos maîtres sont toujours d'accord

De diminuer notre salaire.

Oh, travailleurs ayez pitié

Arrachez-nous à cette tyrannie

 

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De Bankiertjes - Les banquiers  (env. 1895)

 

Paroles et musique : Eduard Jacobs


C’est par leur fortune que les banquiers
Figurent parmi les célébrités
Bien qu’ils aient de bien mauvaises manières,
Les banquiers !

Pour eux – c’est une stupidité –
C’est l’argent qui règle tout.
Elles sont légion les victimes
Des banquiers !

Chevaliers sans peur et sans reproche,
Ils spéculent avec noblesse
Et provoquent de nombreuses faillites,
Les banquiers !

Les actions produisent des dividendes,
Mais au bout d’un an : plus un seul centime !
Alors elles servent de papier toilette
Aux banquiers !

Parfois une telle faillite entraîne
Une panique boursière ou un «krach».
Les rentiers dépouillés par les banquiers
Se heurtent alors à des portes fermées,
« M. le Directeur est en voyage ».
C’est ailleurs que sont les plaisirs
Des banquiers.

Toi qui, à la sueur de ton front,
T’es extrait de la pauvreté.
Sois ton propre financier !
Plus de banquiers !

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Chant des Partisans de l’Amour (env. 1920)

 

Paroles : Peter Parfemov / S.Alymov

Musique : chant de soldats russe 

 

Par les monts et les vallées

Marchait notre division

Pour prendre d’assaut la côte,

Le rempart des armées blanches.

 

Les drapeaux étaient trempés,

Rougis par les dernières blessures.

Ainsi avançaient les escadrons

Des partisans de l’Amour.

 

La gloire de ces années jamais ne s’éteindra

Et gardera à jamais sa splendeur.

La troupe des partisans

Prit la ville.

 

Et survivront, dans la légende

Comme des feux étincelants

Les nuits tourmentées de Spassk

Et les jours de Volotshayevka.

 

Nous avons écrasé les atamans

Nous avons chassé le voïvode

Et sur les bords du Pacifique

Nous finîmes notre campagne.

 

 

 

De wapens neer - Pour la paix (environ 1880)

 

Texte néerlandais: Rindert van Zunderen Bakker

Texte français original : Jacques Gueux

Musique :  Henri Weyts

 

Citoyens, rasons les casernes

Et sur le terrain nivelé

Semons le chanvre et la luzerne,

Semons le froment et le blé.

Plus d’uniforme à nos épaules

Que des mains tombent les fusils

Et lançons ce cri jusqu’aux pôles

Nos armes ce sont les outils.

 

Aux vents du ciel jetons la poudre,

Faisons taire à jamais la foudre

Que crachent les canons fumants.

Plus de sanglantes épopées

Sous nos poings brisons les épées

Et dispersons les régiments.

 

On nous prend, enfants de la plèbe,

A l’usine aux foyers ardents,

Où l’on nous arrache à la glèbe

Pour veiller sur les possédants

Il faut les protéger sans cesse

Et pour eux marcher aux combats;

S’ils veulent garder leur richesse,

Qu’ils soient donc leurs propres soldats.

 

Aux vents du ciel jetons la poudre, …

 

De quel droit veut-on que l’on aille

S’instruire dans l’art de tuer ?

Les horreurs des champs de bataille

Vont-elles se perpétuer ?

 

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Achturenmarsch -  La marche des Huit Heures (avant 1919)

 

Paroles : Aimé Bogaerts

Musique : compositeur inconnu 

 

Huit heures ! Dans tout le pays résonne :  

Huit heures, c’est est notre temps de travail !

Huit heures consacrées au travail

De nos mains et de notre esprit.

Nous voulons travailler bien et beaucoup,

Mais le corps réclame son dû.

Nous voulons fortifier le corps et l'esprit.

Et la liberté, quel qu’en soit le prix !

 

Huit heures ! Huit heures !

Pas de temps de travail plus long !

Au combat ! Rejoignez notre lutte !

Au combat pour le temps de travail de huit heures !

 

La peur a envahi le cœur des rois, des nobles et des bourgeois,

Mais nous, nous ne faiblirons pas !

Nous nous battrons jusqu'au dernier homme !

Nous nous battrons pour le bonheur de tous.

Le droit est toujours de notre côté.

Nous ne renoncerons pas à nos revendications.

Et nous allons de l’avant, francs, fiers et libres.

 

Huit heures….

 

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Marianne (1883)

 

Paroles : Olivier Souvestre

Musique : Léon Trafiers; arrangement : Jan Emmery

 

Mon nom à moi, c’est Marianne,

Un nom connu de l’univers,

Où j’aime porter d’un air crâne

Mon bonnet rouge de travers ;

Et de peuple, robuste fille,

Au jour des fiers ennivrements,

Je veux, au grand soleil qui brille,

Avoir des mâles pour amants !

Va, Marianne,

Pour en finir avec tes ennemis,

Sonne, sonne la diane

Aux endormis, aux endormis !

 

Ma république, ô prolétaire,

Eternel vaincu du destin,

C’est à la table égalitaire

Ton couvert mis dès le matin ;

Et devant l’homme j’y réclame

Pour mon sexe la liberté :

Il faut relever dans la femme

L’aïeule de l’humanité !

Va, Marianne, …

 

Tombez, tombez, vieilles barrières,

Au jour nouveau de la raison ;

Tombez, préjugés et frontières

Avec la dernière prison ;

Puis ce sera la délivrance,

Œuvre si lente à s’accomplir :

La bastille de l’ignorance

C’est la plus dure à démolir.

Va, Marianne, …

 

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Mineur

 

 

Stakingslied - Chant du Komintern (1929)

 

Paroles :Franz Jahnke Kuba
Musique :Hanns Eisler

Quittez les machines, 
Dehors, prolétaires, 
Marchez et marchez, 
Formez-vous pour la lutte. 
Drapeau déployé 
Et les armes chargées 
Au pas cadencé, 
Pour l’assaut, avancez, 
Il faut gagner le monde ! 
Prolétaires, debout.

Le sang de nos frères 
Réclame vengeance. 
Plus rien n’arrêtera 
La colère des masses. 
À Londres, à Paris, 
Budapest et Berlin, 
Prenez le pouvoir, 
Bataillons ouvriers. 
Prenez votre revanche ! 
Bataillons ouvriers.

Les meilleurs des nôtres 
Sont morts dans la lutte 
Frappés, assommés 
Enchaînés dans les bagnes. 
Nous ne craignons pas 
Les tortures et la mort, 
En avant, prolétaires, 
Soyons prêts, soyons forts. 
En avant, prolétaires ! 
Soyons prêts, soyons forts.

 

 

 

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