Pourquoi "Vive la sociale"?

 

 

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VIVE LA SOCIALE !

 

  

 

UNE INITIATIVE DE LA CHORALE BRECHT-EISLER DE BRUXELLES

en collaboration avec le OMROERKOOR de Hasselt

 

 

 

Avant-propos

 

La mémoire collective laisse parfois tomber des mailles. Une petite  justification

 

 

 

Chère S.,

Hier, lors de notre visite au Vooruit de Gand, tu m’as demandé, à juste titre : pourquoi cette production ?

La veille, j’avais regardé un reportage passionnant de la RTBf sur une expo formidable consacrée à la  mère de toutes les grèves, celle de l’hiver 1960-1961. Une jeune guide faisait visiter l’expo à des élèves du secondaire… qui paraissaient y prendre un grand intérêt. 

La guide en question ne comprenait pas pourquoi à l’école, on ne parlait pas de l’histoire des luttes sociales. Par conséquent, rares sont les gens qui sont conscients du fait que notre condition soociale  est le fruit de longues luttes. « Notre bien-être est non seulement un droit (dont peu se rendent encore compte) », ajouta quelqu’un, « C’est un acquis qui a été arraché à force de luttes et de victoires qu’il importe d’enseigner et commémorer à l’école, car ce qui a été gagné, peut aussi se perdre. »

Car comme le disait Rik Vandecaveye qui nous faisait visiter le Vooruit de Gand, cet impressionnant vestige de la coopération ouvrière : « Il arrive que la mémoire collective laisse tomber quelques mailles ».

Enfin je pense que la conscience incontournable du passé nous aide à situer le présent. Priver quelqu’un de ses souvenirs et de son histoire, c’est lui voler son identité. Et l’inverse est également vrai. »

Un petit exercice: tes enfants savent-ils qu’il y a moins de 80 ans, les travailleurs n’avaient pas de congés ? Et que  c’est malheureusement toujours le cas de près de la moitié des enfants qui vivent aujourd’hui.

Oserais-je parler de moi? Je suis sensible aux courants sociaux sans être vraiment actif, et pourtant ce voyage à travers l’histoire de la chanson de lutte et, par extension, du mouvement ouvrier, fut pour moi une découverte bouleversante… »

Voilà assez de raisons pour réaliser notre projet, me semble-t-il.

Cordialement,

Vital Schraenen
Metteur en scène

Een stakingsavond/de rode vlag - Eugène Laermans - Belgisch kunstschilder (1864-1940) 

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